Portrait d’auteur : Jean-Marc Dhainaut

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Aujourd’hui, je vais vous présenter un auteur que j’apprécie particulièrement… Jean-Marc Dhainaut. Chacun de ses romans a été pour moi un véritable coup de cœur. Il fait parti de ses écrivains qui dégagent à chaque récit une atmosphère particulière que l’on savoure sans jamais se lasser. Il arrive à me captiver malgré le sujet qui n’est pas si facile à traiter, et ce,  avec un talent énorme. Il ne tombe jamais dans des clichés et se sont tous des « page turner » comme on dit maintenant !

Je lui laisse la parole … Savourez ces quelques lignes et jetez vous à l’eau !

1 – Pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Bonjour Sandrine, J’ai 47 ans et j’habite là-haut, dans le Pas-de-Calais. Je suis curieux dans la vie, de manière générale, et c’est parce que je suis curieux qu’à travers des centres d’intérêts et de nombreuses passions que j’ai pu pratiquer, que j’en suis arrivé à l’écriture. C’est aussi et surtout parce que j’aime les défis. Écrire et être publié fut sans doute le plus grand que j’ai relevé pour l’instant, et ce n’est pas fini.

2 – Ecrire pour vous … un métier ou une passion ? A quel moment, cela a t’il été une évidence dans votre vie ?

Ni l’un ni l’autre. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas mon métier (je n’en vis pas). Mon véritable métier est celui de tôlier dans l’industrie automobile. Je travaille en usine, mais écrire est en fait un plaisir. J’y suis arrivé naturellement, par instinct, par envie. Ça n’a jamais été une évidence un beau matin ni un rêve après lequel j’aurais pu courir, je me suis seulement parachuté dans le monde de l’écriture par envie et par curiosité. Je me suis fait mes premières dents avec des petits concours de nouvelles, mais je suis parti de rien, de zéro sans rien connaître ni connaître personne dans le milieu. Et j’ai naturellement eu envie d’aller plus loin en écrivant mon premier roman. Son scénario avait germé dans mon esprit quelques années plus tôt, et un jour, je me suis lancé.

3 – Avez-vous des petites habitudes quand vous écrivez ? Des moments plus propices à l’écriture, des endroits bien particuliers…

J’écris chez moi, dans mon salon, souvent entre l’automne et l’hiver, lorsque le temps est chaotique dehors et près d’un bon feu de bois. J’essaie toujours d’être régulier, mais ce n’est jamais facile avec le travail, les horaires postés en usine et souvent la fatigue.

4 – Aimez-vous autant lire qu’écrire ? Parlez-nous de votre auteur favori, de votre livre préféré…

Je lis très peu, faute de temps. Et en plus, mon défaut, est que je suis très difficile en lecture. Si je m’ennuie au bout de cinquante pages, ce n’est pas bon signe pour le roman… Donc, j’écris plus que je ne lis. De fait, je n’ai pas d’auteur favoris mais seulement des livres favoris. Principalement de la science-fiction et tout ce qui touche au voyage dans le temps ou les maisons hantées, voire aussi le survivalisme et le post-apocalyptique. D’ailleurs, à ce sujet, j’ai un projet brûlant sur le feu, prévu pour l’année prochaine. Mais la plupart de mes lectures ne sont pas des romans et sont principalement dédiées à ma documentation personnelle et mes recherches pour mes écrits.

5 – Connaissez-vous la fin de votre livre en le commençant ?

Oui, toujours. Je connais le début, quelques pistes du milieu, des étapes, et la fin. Le reste, c’est de l’exploration et beaucoup de notes. Mais je ne commence jamais l’écriture d’un nouveau roman tant que je n’en ai pas trouvé le titre. Le titre est capital pour moi, même s’il change en cours de route (très rarement), il reste exactement dans le même axe. Le titre est pour moi un fil conducteur essentiel.

6 – Pouvez-vous nous parler de votre œuvre en général ? L’ordre pour lire vos livres, comment Alan Lambin est-il venu à vous ?

Eh bien, on va dire que j’ai très bien connu le milieu de l’investigation paranormale il y a plus de 10 ans, avec deux très bons amis. De fait, le personnage d’Alan Lambin m’a été relativement facile à créer. Pour la magie de l’époque et le côté nostalgique et rétro, j’ai beaucoup aimé le projeter dans les années 80. Dès le début, lorsque j’ai présenté aux maisons d’editions mon projet, il était prévu que ce serait une saga de quatre ou cinq tomes (pas plus). L’accueil du premier manuscrit chez Taurnada, La Maison bleu horizon, a été une très belle surprise. Le roman a lancé la saga en 2017, et même plutôt bien. Ce premier opus a très vite conquis un lectorat, reçu de très nombreux coups de cœur et fut nominé à quelques occasions jusqu’à remporter en 2018 le prix Plume Libre en catégorie des nouvelles plumes. On était, mon éditeur et moi, même très surpris, mais ce fut très motivant pour poursuivre l’aventure Alan Lambin. Les lecteurs s’attachaient à lui, à son entourage, et je réalisais que tout ce que j’avais voulu construire et transmettre était en train d’être entendu. Je ne voulais pas juste écrire des histoires de fantômes comme en trouve tellement, je voulais beaucoup d’émotions et des personnages vivants et rendre hommage à l’Histoire. C’est ainsi que suivirent les opus suivants avec Les Prières de sang en 2018, où Alan et Mina (son assistante) enquêtent sur des drames épouvantables puisant leurs origines à l’époque des templiers. Puis, en 2019 avec Les Galeries hurlantes, une aventure étouffante où Alan se trouve projeté au cœur d’anciennes galeries minières du Nord de la France, source d’une catastrophe et de morts brutales ayant provoqué des phénomènes terrifiants au sein d’une famille. Les Galeries hurlantes marquent pour Alan un tournant décisif pour sa carrière de chasseur de fantômes. Et puis, en 2020, Les Couloirs démoniaques vient clore la saga des investigations paranormales d’Alan Lambin.

7 – Les fantômes et les esprits, l’au-delà…. Vous y croyez ? Pourquoi cette thématique ? Une anecdote particulière à nous raconter ?

Il se dit beaucoup de choses sur l’au-delà. On y trouve la spiritualité et tout le reste, mais ce n’est pas ma tasse de thé. En revanche, les fantômes, ça m’a toujours intrigué. Ceci m’a d’ailleurs conduit à animer une émission de radio sur les phénomènes de hantises en compagnie d’un médium au début des années 90. Mais sommes-nous sûrs de tout, même du plus troublant et effrayant qui peut nous arriver ? C’est là tout le mystère. Et c’est ce doute qui est fascinant. Mais oui, je crois aux fantômes, à condition d’avoir bien trié le sujet et écarté bon nombre d’affirmations. Car derrière ce mot se cachent selon moi bien plus de fausses idées et de fausses affirmations que l’on imagine. On ne peut que s’interroger parfois, soyons honnêtes, lorsque l’on a filtré ce qu’il faut filtrer. De ce fait là, forcément, je n’allais pas écrire des romans d’amour, si vous voyez ce que je veux dire. Mon univers était tout tracé. Mais je n’ai pas que des histoires de fantômes dans mes projets, encore que… on n’en sera jamais très loin. Le fantastique reste mon univers, et son champ de possibilités est si large qu’il porte bien son nom. L’imaginaire est une grande et belle famille et je m’y sens bien.

8 – Pouvez-vous nous présenter votre dernier roman ?

Les Couloirs démoniaques. Lorsque j’ai annoncé sa sortie tout en laissant planer le suspense, j’ai souligné qu’il s’agissait de l’ultime rendez-vous d’Alan Lambin. Rien que là, j’ai vu les yeux s’ouvrir en grand et senti la stupéfaction. En effet, cet opus est le dernier de la saga. Mais… Il y a des fins, qui, même si elles rendent triste et nostalgique, ouvrent des portes… Et je suis en train de mettre en couleur l’une d’entre elles… Enfin, si tout se passe bien… Mais chut…. Dans cet opus, et 15 ans après sa dernière enquête relatée dans Les Galeries hurlantes et qui l’a fait renoncer à sa carrière de chasseur de fantômes, Alan Lambin se laisse convaincre par son meilleur ami de retourner sur les lieux. Mais l’endroit qu’il avait laissé en 1987 et qui fut le plus hanté qu’il n’ait jamais connu a bien changé… Une maison de retraite y a été construite en 1990, mais abandonnée deux ans plus tard suite à une vague de mystérieux suicides de plusieurs de ses pensionnaires. Des suicides ? Hmmm, Alan en doute quand il prend connaissance des phénomènes étranges dont fut témoin le personnel. Autour des corps, on trouvait, éparpillées dans le sang, des traces de pieds d’enfants… Et dans cet opus, Alan affronte non seulement ce qui se trouve sur place, mais ses peurs, ses cauchemars, et surtout son propre destin…

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